diabète
Diététique,  DIÉTÉTIQUE THÉRAPEUTIQUE

Diabète de type 1, diabète de type 2. Qu’est-ce qui les différencie ? Qu’elles sont les symptômes du diabète ? Comment le prévenir ou le traiter ?

Le diabète se traduit par un excès durable de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie). On distingue 2 types de diabète : le diabète de type 1, le diabète de type 2. Qu’est-ce qui les différencie ? Qu’elles sont les symptômes du diabète ? Comment le prévenir ou le traiter ?

  • Le diabète de type 1, une maladie qui apparaît dès l’enfance ou l’adolescence, est dû à l’incapacité du pancréas à produire de l’insuline, L’insuline est une hormone fabriquée par les cellules du pancréas. Elle permet de diminuer la quantité de sucre dans le sang. Lorsque ces cellules sont détruites, il n’y a plus de production d’insuline donc le corps est soumis à des hyperglycémies prolongées. Environ 10% des diabètes sont de type 1.
  • Le diabète de type 2 Un trouble du métabolisme principalement lié au mode de vie, apparaît quand l’organisme ne répond plus aux signaux de l’insuline se traduit par une résistance à l’insuline, ou quand le pancréas ne produit plus assez d’insuline. Il apparaît essentiellement après 50 ans, bien qu’il touche de plus en plus d’enfants.

Le diabète de type 1

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  • DT1 c’est quoi ?

Les personnes atteintes de diabète de type 1, une production insuffisante d’insulineentraîne une élévation prolongée de la concentration de glucose dans le sang. L’insuline, une hormone essentielle à la régulation de la glycémie, est normalement produite par cellules spécialisées du pancréas : les cellules ß des îlots de Langerhans.

Le diabète de type 1 est la deuxième maladie auto-immune causé par le dysfonctionnement de lymphocytes T (des cellules du système immunitaire), la plus fréquente chez l’enfant. Son origine est inconnue, certains facteurs ont été proposés comme la consommation de lait de vache pendant l’enfance, le manque de vitamine D, des infections, ou encore la prise de certains antibiotiques. Elle se déclare très souvent dans l’enfance ou l’adolescence, elle est diagnostiquée par une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L une glycémie supérieure à 2 g/L (soit 11 mmol/L) sans être à jeun et par la présence d’anticorps anti-îlot de Langerhans, anti-insuline, anti-décarboxylase de l’acide glutamique ou anti-tyrosine phosphatase membranaire contrairement aux autres diabètes. Le système immunitaire travaille à l’inverse : au lieu de s’attaquer uniquement aux cellules et molécules étrangères, il détruit les cellules du pancréas responsables de la synthèse d’insuline, l’hormone qui permet de faire baisser la glycémie en faisant rentrer le glucose sanguin dans les cellules. Ce déficit en insuline provoque une hyperglycémie chronique.

  • Les trois stades de la maladie

Les spécialistes considèrent aujourd’hui le diabète de type 1 comme un continuum composé de trois stades1 :

  • Stade 1 : La présence d’autoanticorps dans le sang révèle une activation du système immunitaire contre les cellules ß du pancréas, mais le patient est asymptomatique car la plupart des cellules ß productrices d’insuline sont encore présentes et fonctionnelles.
    • Stade 2 : Le patient est toujours asymptomatique mais des tests métaboliques fins peuvent révéler une altération de la fonction pancréatique (un retard de sécrétion d’insuline).
    • Stade 3 : Les symptômes d’hyperglycémie amènent le patient à consulter : à ce stade, un nombre critique de cellules ß a déjà été détruit.
  • Causes du diabète de type 1

Le diabète de type 1 est un diabète insulinodépendant.La cause qui pousse précisément le système immunitaire à réagir aux cellules bêta est éthologique. Certains individus seraient prédisposés à la maladie, par leur hérédité. On trouve des antécédents familiaux de diabète de type 1 dans un peu moins de 10 % des cas. Il est probable que la maladie résulte d’un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux. L’exposition à certains virus ou aliments tôt dans la vie pourrait, par exemple, jouer un rôle dans l’apparition de la maladie.

  • Symptômes du diabète de type 1

Les symptômes apparaissent plusieurs mois, voire plusieurs années après le début de ces événements, lorsque la plupart de ces cellules productrice d’insuline ont été détruites. Les signes cliniques les plus répandus du diabète de type 1 sont les suivants :

  • Polydipsie (soif accrue)
  • Polyphagie (faim accrue)
  • Polyurie (urine fréquente)
  • Amaigrissement important et fonte musculaire
  • Fatigue et manque d’énergie

D’autres signes peuvent apparaître :

  • Douleurs abdominales, nausées et vomissements
  • Perte d’appétit
  • Somnolence
  • Troubles de la vue
  • Odeur fruitée de l’haleine
  • Odeur anormale des urines
  • Respiration rapide
  • Des infections plus fréquentes, une guérison plus lente des plaies ou une perte de sensibilité aux pieds sont quelques-uns des signes possibles de complications.
  • Troubles de la conscience

Le déséquilibre hormonal provoqué par le diabète peut impacter la croissance du jeune patient. Il n’est pas rare de voir apparaître un ralentissement de la croissance, surtout lorsque le diabète apparaît avant la puberté ou dès le déclenchement de celle-ci.

  • Traitement du diabète de type 1

Dans le cas du diabète de type 1 comme le corps ne produit pas d’insuline, il faut alors se l’injecter soi-même. Grâce aux injections d’insuline, tout diabétique de type 1 peut mener une vie saine et active. A l’inverse, l’arrêt prolongé de l’insuline provoque un phénomène d’acidocétose diabétique.

Il existe différentes insulines. Certaines sont dites à effet rapide (moins de 10 minutes), d’autres à action prolongée (de 15 à 24 heures selon l’insuline) et d’autres à actions intermédiaires (3 à 4 heures). En fonction de l’insuline utilisée, il faudra faire de 2 à 4 injections par jour pour contrôler les glycémies.

  • L’alimentation

L’alimentation est très importante pour les diabétiques qui doivent privilégier les aliments à index glycémique bas. La notion d’index glycémique (IG) permet de comparer le pouvoir hyperglycémiant de portions d’aliments qui renferment le même poids de glucides. Cet indice est à la base du régime IG qui préconise de choisir des glucides d’IG bas – céréales, féculent… afin qu’ils n’entraînent pas une augmentation trop marquée de la glycémie.

Le diabète de type 2

En France, 90% des diabétiques sont des diabétiques de type 2, soit plus de deux millions de personnes.

Le diabète de type 2 fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pauvres. 180 millions de personnes sont touchées dans le monde et l’OMS prévoit d’ici 2030 un doublement du nombre de cas.

  • DT2 c’est quoi ?

Dans le cas du diabète de type 2, ce phénomène est provoqué par une perturbation du métabolisme glucidique. Si elle apparaît progressivement et insidieusement, la maladie a des conséquences graves, voire mortelles, à long terme. Les diabétologues tentent de mieux comprendre les mécanismes impliqués pour la prévenir et traiter efficacement, tout en insistant sur l’importance du mode de vie dans sa survenue et donc dans sa prévention ainsi que sa prise en charge.

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  • Cause du DT2

Le principal facteur de risque de DT2 tient à l’hygiène de vie. L’apparition du diabète de type 2 est en partie influencée par la génétique mais l’hygiène de vie a aussi son importance : ne pas pratiquer d’activité sportive, manger en trop grande quantité ou trop gras et trop sucré et être en surpoids sont des facteurs d’apparition de la maladie. Certains médicaments, en particulier des neuroleptiques, souvent prescrits en France, peuvent aussi participer au déclenchement d’un DT2.

D’autres facteurs interviennent, comme notamment la flore intestinale. Le microbiote reflète le mode de vie (nutrition, médicaments, sédentarité) de son hôte, et peut lui-même constituer un facteur de risque et, dans certains cas, une cause directe de DT 2. Des solutions thérapeutiques visant à traiter le microbiote plutôt que l’hôte pourraient émerger de ces connaissances.

  • Symptôme du DT2

Les patients diabétiques ne présentent en général aucun signe clinique avant plusieurs années. De ce fait, l’âge moyen de prise en charge est souvent trop avancé (65 ans en France). L’hyperglycémie est alors déjà installée depuis longtemps et les dégâts ont commencé.

  1. Urines fréquentes : Lorsque la glycémie est élevée, les reins essaient d’éliminer l’excès de sucre en le filtrant du sang. Cela peut conduire une personne à uriner plus fréquemment, en particulier la nuit.
  2. Augmentation de la soif : La miction fréquente qui est nécessaire pour éliminer l’excès de sucre dans le sang peut entraîner une perte d’eau supplémentaire. Au fil du temps, cela peut provoquer une déshydratation et conduire à une personne plus soif que d’habitude.
  3. Toujours faim : La faim ou la soif constantes peuvent être les premiers signes du diabète de type 2. Les personnes atteintes de diabète ne tirent souvent pas assez d’énergie des aliments qu’elles consomment. Par conséquent, les personnes atteintes de diabète de type 2 ont souvent constamment faim, quelle que soit la façon dont elles ont récemment mangé.
  4. Se sentir très fatigué : Le diabète de type 2 peut avoir un impact sur les niveaux d’énergie d’une personne et la faire se sentir très fatiguée ou fatiguée. Cette fatigue survient à la suite d’une insuffisance de sucre se déplaçant de la circulation sanguine vers les cellules du corps.
  5. Picotements, engourdissement ou douleur dans les mains ou les pieds : Une glycémie élevée peut affecter la circulation sanguine et endommager les nerfs du corps.
  6. Patchs de peau foncée : Des plaques de peau foncée se formant sur les plis du cou, des aisselles ou de l’aine peuvent également signifier un risque plus élevé de diabète. Ces patchs peuvent être très doux et veloutés.
  7. Démangeaisons et infections à levures : L’excès de sucre dans le sang et l’urine fournit de la nourriture aux levures, ce qui peut entraîner une infection. Les infections à levures ont tendance à se produire sur les zones chaudes et humides de la peau, telles que la bouche, les parties génitales,

La seule méthode de détection de la maladie à un stade précoce est la mesure de la glycémie à jeun. Elle devrait être systématiquement effectuée chez les plus de 50 ans.

  • Entre 1,10 et 1,26 g/l, le patient est considéré comme pré diabétique.
  • Si la glycémie dépasse 1,27 g/l lors de deux dosages successifs, le diabète est déclaré.

D’autres critères – glycémie post prandiale, glycémie provoquée, taux d’hémoglobine glyquée peuvent confirmer ou préciser le diagnostic.

  • Traitement du DT2

Bien gérer son diabète demande une hygiène de vie stricte : alimentation saine, contrôle du poids et exercice physique peuvent être suffisant. Sinon des médicaments appelés des antidiabétiques oraux existent.

Le traitement de référence du diabète de type 2, celui qui doit être entamé avant tout autre, est la modification des habitudes de vie, incluant :

  • une perte de poids quand elle est nécessaire
  • une activité physique régulière
  • une alimentation équilibrée

Ces mesures peuvent être suffisantes pour contrôler la glycémie. Mais ces changements sont souvent difficiles à mettre en œuvre et à accepter par le patient.

  • Que faire en cas d’hypoglycémie ?

L’hypoglycémie survient quand la glycémie baisse jusqu’à un niveau en dessous de 0,50 g/L (soit 2,5 mmol/L). Cet état se manifeste par différents symptômes comme par exemple des sueurs, des tremblements, des vertiges, une pâleur. L’hypoglycémie est ressentie de façon différente selon les individus. L’important est d’apprendre à reconnaître les signes avertisseurs. En cas d’hypoglycémie prolongée, il est possible de perdre connaissance. C’est pourquoi dès que vous ressentez que votre glycémie est basse, il faut arrêter toute activité et manger ou boire quelque chose de sucré.

  • Que faire en cas d’hyperglycémie ?

L’hyperglycémie survient quand la glycémie augmente au-dessus de 2,7 g/l (soit 15 mol/L). Le plus souvent cela arrive après un repas copieux ou en cas d’oubli des médicaments. En cas d’hyperglycémie, vous ressentirez un besoin fréquent d’uriner et aurez une sensation de faim. De même, vous pourrez vous sentir fatigué, avoir une vision trouble ou avoir des crampes.

  • Les complications du diabète
  • Le diabète réduit considérablement l’espérance de vie. Un homme qui devient diabétique à l’âge de 40 ans perd en moyenne 12 années de vie. Chez une femme, le diabète vole 15 ans de vie…
  • Le risque de maladie cardiovasculaire du diabétique est 3 fois plus élevé que celui d’une personne du même âge non diabétique.
  • De plus, le diabète et la première cause de cécité dans les pays développés. Après 15 années, 10% des diabétiques souffrent de malvoyance et 2% sont aveugles.

Le diabète peut entraîner d’autres nombreuses complications :

  • Maladie cardiovasculaire
  • Maladie rénale
  • Cécité
  • Problèmes d’érection (impuissance)
  • Atteinte nerveuse

Pour éviter l’apparition de ces complications il faut connaître les facteurs de risque, ainsi que les signes et symptômes de la maladie. Un traitement approprié associé à une hygiène de vie adaptée peut retarder ou même prévenir les complications du diabète.

Le risque de diabète est plus élevé si :

  • on a 40 ans ou plus
  • on est en surpoids (surtout si l’excédent de poids est localisé dans la partie supérieure et médiane de l’abdomen)
  • un parent, un frère ou une sœur est atteint de diabète
  • on a donné naissance à un bébé pesant plus de 4 kg
  • on a souffert de diabète gestationnel
  • on souffre d’hypertension, de cholestérol élevé ou de triglycérides élevés

En résumé :

Diabète :

  • glycémie à jeun > 7 mmol/L .â (1.26 g/L) à 2 reprises. 
  • ou glycémie> 11 mmol/L (2 g/L) quel que soit le moment.
  • Diabète de type 1 : clinique et glycémie suffisantes si :
  • maigreur + cétose + âge < 35 ans;
  • en cas de critère manquant, chercher des auto-AC :
  • Ac-anti-GAD = AC anti-glutamate décarboxylase,
  • Ac-anti-lA2 = AC anti-antigènes d’îlots n2,
  • Diabète de type 2 :
  • obèse + âge> 40 ans + absence de cétose ;
  • antécédents familiaux de diabète de type 2;

(1) l’Institut national de la santé et de la recherche médicale

(2) L’organisation mondiale de la santé

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